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08/01/2021 : Bruimaud, SLK, L4D, Salle Vide et moi…

La production de Marc Bruimaud me laisse rêveur ! Ceci-dit, je ne vais pas m’en plaindre étant donné que je suis fan – et manifestement pas le seul ! Que voulez-vous, j’aime son univers rempli d’obsessions, sa façon de nous remettre en permanence sous le nez ses manies, ses amours et ses listes. En fait, aussi curieux que cela puisse paraître, je me sens « chez moi » dans son monde… alors que je suis loin de partager toutes ses positions. Certaines me sont d’ailleurs incompréhensibles… Bref, je me suis précipité sur son petit dernier, « 22/10, 22:10 » publié par les éditions Jacques Flament (que je remercie de tenir le coup, en ces temps difficiles, afin de continuer à nous offrir de la littérature de qualité).

Dans ce dernier livre (format non conventionnel qui tient dans la poche), Marc Bruimaud, ou plutôt son alter ego Guy Misty, nous emmène faire un tour dans les années 60/70 en compagnie de ses potes Janek et Van Loo. Toute l’atmosphère de cette époque est là, il suffit de fermer un peu les yeux pour se retrouver à l’un de ces repas trimestriels du Collège de Pataphysique. En compagnie de fameux lettrés, ce qui  ne gâte rien…

J’y ai également découvert une autre manie de l’auteur : les autographes d’écrivains et les livres dédicacés. Bon, pourquoi pas ? Est-ce plus idiot que les timbres-poste ?Tout comme l’Onomastique, d’ailleurs, cette curieuse fascination compulsive pour les noms propres… Du coup, je m’instruis en lisant ses livres, j’engrange des trucs certes difficiles à placer dans une conversation, mais que je suis quand même content de connaître !

J’ai lu ce livre d’un trait avec, comme toujours avec Bruimaud, un petit goût de nostalgie en refermant la dernière page… Pour vous donner envie de l’acheter (ICI), quoi de mieux que de vous livrer ci-dessous une partie de sa 4éme de couverture ?

« 22/10 2020, 22:10, depuis plus de deux heures, sur son canapé beige à la tache rouge, Misty ressasse. C’est l’automne (sa saison mentale), c’est la nuit (son refuge quotidien), pourtant tout est noir, Minnie partie pour Vierzon, embarqués Gwen (sa fille), Nanard (le doudou) et Germaine (le chienchien), un nouvel appartement, 28 rue du Grand-Treuil, dans l’immeuble où ont vécu Janek et ses parents à la fin des années soixante-dix (avant la mort du père), Janek, justement, dont Facebook se préoccupe algorithmiquement : « Montrez à Siranof Janek que vous pensez à lui pour son anniversaire. »

A votre place, je n’hésiterais pas…

Bien, et moi, dans tout ça, qu’est-ce que je bricole ? Pas grand chose, en fait, j’ai d’ailleurs l’impression de tourner au ralenti depuis l’automne dernier… Quand même, j’ai récemment envoyé un manuscrit à mon éditeur (Les éditions Black-Out) que je remercie tout particulièrement de s’accrocher à la rampe afin de continuer à nous pourvoir en produits non-essentiels ;). C’est un recueil de nouvelles dans la veine du précédent (Urbain et Malpoli) dans lequel il manque – ou pas d’ailleurs – un texte qui m’intéresse, mais qui ne me convient pas dans sa rédaction actuelle. En fin de compte, je pense que je vais le réécrire en le resserrant fortement car, pour l’heure, il est trop long pour une nouvelle… et trop court pour un roman. Une histoire de musiciens en tournée, si vous voulez savoir !

J’ai également un petit roman sur l’établi (titre provisoire : « Une nuit avec Samantha ») auquel je tiens tout particulièrement. Clairement, cette histoire me trotte dans la tête depuis pas mal de temps (d’années ?) mais je ne savais pas trop par quel bout l’attraper… J’y vois désormais un peu plus clair mais il me faudra probablement du temps pour en venir à bout. J’en ai écrit une cinquantaine de pages mais, ces temps-ci, j’ai besoin de laisser un peu reposer le truc, qu’il mûrisse et fasse apparaître quelques détails qui me sont encore cachés…

Mon actualité musicale pourrait être un peu plus consistante en ce début d’année… D’abord, avec Salut les Keupons, il est prévu d’entrer en studio fin janvier pour enregistrer un nouveau 5 titres. Le rendez-vous est pris mais, avec cette histoire de Covid,  on navigue à vue… Comme tout le monde, bien sûr. Croisons donc les doigts pour que le variant British (cadeau post-brexit de Boris Johnson ?) ne perturbe pas ce joli projet 😉

A propos de SLK (Photo prise lors de l’un de nos derniers derniers concerts à l’Alzire (23), vous ai-je signalé que nous avons un nouveau membre dans le groupe depuis quelques mois ? Tibo, qui officie aux claviers, nous a en effet rejoints en 2020. Il s’est parfaitement intégré – c’est un peu comme s’il était là depuis le début – et apporte une coloration plus intense à l’ensemble de notre production. Vous pourrez découvrir ça lorsque nous reprendrons les concerts… ou sur le CD précité.

Cela pourrait même être avant car nous avons dans les tuyaux un projet de concert « sans public », un truc qui serait filmé et diffusé sur le net…  Je vous en dirai plus… quand j’en saurai plus ! En tout cas, cela devrait se passer au cours du 1er semestre :

Vous pourrez lire plus d’infos à propos de ce Stream fest sur la page FB des Roger Latcheup, promoteurs du projet (ICI).

D’ailleurs, nous avons le même projet avec Lust 4 Dust qui travaille activement de nouveaux morceaux. Clairement, la tonalité du groupe s’oriente de plus en plus vers le « stoner », et le drop D a donc de beaux jours devant lui 😉 Ci-dessous, pour le fun et pour vous faire saliver un peu, une étude de Nono pour son solo sur le dernier morceau en date (Tricky ? Je ne me souviens plus du titre…) :

Mais comment diable fait-il !?!

A suivre, donc, et, en attendant, n’hésitons pas à soutenir, autant que possible, toutes les initiatives  qui contribuent à faire survivre la culture dans ce pays qui se flatte (quand tout va bien) de son rayonnement culturel quasi interplanétaire… pour le virer à la poubelle à la moindre embardée conjoncturelle.

Published inBooksBruimaudKraftZique

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