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Catégorie : Bruimaud

05/05/21 : Les poèmes de Marc Bruimaud (5)

Pas mal de temps s’est passé depuis la publication du dernier poème de Marc Bruimaud, non pas qu’il ait omis de me passer le matériel adéquat, il est ponctuel comme un coucou suisse, mais simplement parce que j’ai décidé d’être à la mode en chopant le covid 19. Variant anglais, of course, je trouve que ça fait plus classe 😉 Bon, je ne vous détaillerai pas l’expérience vu qu’on en cause un peu partout depuis des mois… Disons simplement que ça aurait pu être pire mais qu’il va me falloir un peu de temps avant de retrouver un semblant de forme…. A un moment, sans doute à cause de la fièvre, j’ai eu l’impression que mon médecin hésitait à me proposer un viager… Je ne m’étais pas senti aussi faiblard depuis bien longtemps… Quand même, une belle merde ce truc… Bon, passons à des choses un peu plus réjouissantes avec le poème de Marc :

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09/04/2021 : Les poèmes de Marc Bruimaud (4)

Poème Numéro Quatre

Marc Bruimaud

 

 

 

À part ça
J’ai toujours été fan
De Mohamed Ali
Enfin Cassius Clay
Ses combats contre Joe Frazier
Putain quels combats
Aussi
Quand je l’ai vu sur l’affiche
Avec ce pauvre Michael J. Fox
Faire la pub pour la lutte
Contre Parkinson
Ça m’en a fichu un coup

J’étais môme                                            
J’avais quoi
Huit neuf ans
Je regardais le catch à la télé
Les gars avaient des surnoms terribles
Le Bourreau de Béthune
L’Ange blanc
Chéri Bibi
La Bête humaine
Le Dragon de Bagnolet
Popoffh le Gitan
De la pure poésie

Je sais bien qu’on n’est plus beaucoup
À aimer la corrida
Le sang sur le sable
Les naseaux écumants
La mort qui tricote
Tous ces clichés qui rendent fous les bobos allergiques au gluten
Et pourtant
Bon Dieu
Le grand Aruzza plantant trois paires de banderilles de poder a poder
Un 18 juin 1944 à Madrid
Alors que la plaza se couvre de mouchoirs blancs réclamant l’estocade
C’est vraiment quelque chose
Et je ne parle pas de Manolete
(qui mourut aveugle)

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19/02/2021 : Les poèmes de Marc Bruimaud (1)

On connaissait les talents de Marc Bruimaud comme écrivain, critique littéraire et cinématographique, pornographe éclairé, spécialiste de Queneau… La liste serait longue aussi vais-je aller directement au sujet du jour : Marc écrit aussi de la poésie. Voilà quelque chose que j’ignorais et c’est donc avec un indicible plaisir que nous allons découvrir cette nouvelle facette – pour nous – de son talent. Et là, je gage qu’il n’y aura pas de biches  furtives émergeant au petit matin dans l’air cristallin d’un sous- bois mordoré : Marc ne fait pas dans le canevas pour grand mère nostalgique. Avec lui, c’est plutôt franco de port et d’emballage. D’ailleurs, je subodore que les nombreux amateurs d’Heptanes Fraxion ne seront pas dépaysés. Ce qui est peu dire… Un poème tous les 15 jours jusqu’à ce que mort s’ensuive (Ha ha ! Quand même pas !), voilà ce qui est prévu, et je suis particulièrement heureux  (fier ?) que ça se passe sur mon site ! Putain oui… Merci également à Pascal Leroux pour la vignette qui accompagnera chaque poème. Je trouve qu’il a parfaitement capté notre ami Marc.

Bien, assez de parlote, régalons-nous plutôt avec ce premier poème !

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08/01/2021 : Bruimaud, SLK, L4D, Salle Vide et moi…

La production de Marc Bruimaud me laisse rêveur ! Ceci-dit, je ne vais pas m’en plaindre étant donné que je suis fan – et manifestement pas le seul ! Que voulez-vous, j’aime son univers rempli d’obsessions, sa façon de nous remettre en permanence sous le nez ses manies, ses amours et ses listes. En fait, aussi curieux que cela puisse paraître, je me sens « chez moi » dans son monde… alors que je suis loin de partager toutes ses positions.

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29/11/2020 : Marc Bruimaud, ou Roméo dans l’armure de Dark Vador…

J’ai toujours le même problème avec les livres de Marc Bruimaud. J’attaque la première page vers 23H30 (je ne lis qu’au pieu, le mot « lit » indique d’ailleurs clairement que c’est le meilleur endroit pour le faire), tout en me faisant la promesse de ne découvrir qu’une nouvelle ou deux, pas plus : il me faut absolument en garder pour le lendemain. Car Marc est un écrivain qui déteste les fioritures, les scories comme il dit. Il va à l’essentiel et ses textes sont serrés comme un ristretto italien : courts, amers et forts.

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27/04/2020 : Marc Bruimaud n’est pas un Mistyficateur…

C’est même un putain de bon écrivain (Guy Misty est un de ses pseudos, je le précise pour expliquer le titre de ce post). Il faut dire qu’il a toutes les qualités pour : il n’aime pas les gens, il vit reclus dans son bunker, et il possède une culture littéraire, musicale et cinématographique redoutable. Sans parler de sa collection de films X, probablement une des plus fournies de la ville… Bien sûr, il n’aime pas la nature et redoute par dessus tout les petites bestioles qui vrombissent dans l’air. J’ai fait sa connaissance il y a 2 ou 3 ans (merci Alexandre) dans le cadre du boulot. Comme quoi il ne faut jamais désespérer de rien… Je me souviens d’un type massif qui m’observait en coin, se demandant manifestement quel genre de connard je pouvais être (il classifie tout, même les connards). De fil en aiguille, et toujours grâce à Alexandre qui faisait en quelque sorte l’interface entre nous (assez logique s’agissant d’un informaticien), il a appris que j’écrivais et m’a contacté un jour pour voir un peu à quoi ça ressemblait. Je vous passe les détails, d’autant que vous devinez la suite : il m’a présenté à Fabrice Garcia-Carpintero, le taulier des éditions Black-Out, ça a matché, et « Urbain et malpoli » est sorti un an plus tard.

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