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Catégorie : Zique

27/04/2020 : Marc Bruimaud n’est pas un Mistyficateur…

C’est même un putain de bon écrivain (Guy Misty est un de ses pseudos, je le précise pour expliquer le titre de ce post). Il faut dire qu’il a toutes les qualités pour : il n’aime pas les gens, il vit reclus dans son bunker, et il possède une culture littéraire, musicale et cinématographique redoutable. Sans parler de sa collection de films X, probablement une des plus fournies de la ville… Bien sûr, il n’aime pas la nature et redoute par dessus tout les petites bestioles qui vrombissent dans l’air. J’ai fait sa connaissance il y a 2 ou 3 ans (merci Alexandre) dans le cadre du boulot. Comme quoi il ne faut jamais désespérer de rien… Je me souviens d’un type massif qui m’observait en coin, se demandant manifestement quel genre de connard je pouvais être (il classifie tout, même les connards). De fil en aiguille, et toujours grâce à Alexandre qui faisait en quelque sorte l’interface entre nous (assez logique s’agissant d’un informaticien), il a appris que j’écrivais et m’a contacté un jour pour voir un peu à quoi ça ressemblait. Je vous passe les détails, d’autant que vous devinez la suite : il m’a présenté à Fabrice Garcia-Carpintero, le taulier des éditions Black-Out, ça a matché, et « Urbain et malpoli » est sorti un an plus tard.

J’aime bien les personnages atypiques. Avec Marc, on est servi. Dommage qu’il ne picole pas (à ce qu’il me semble) car on ne serait alors pas très loin d’une sorte de Bukowski limougeaud. En attendant, sa production littéraire est très fournie et, en fin de compte, assez variée. Cohabitent ainsi « Le cycle de Catalpa », oeuvre assez déroutante au visuel très étudié, que j’ai perçue comme une sorte de puzzle dont la forme se dévoile au fur et à mesure de la publication des différents volumes, avec des recueils de nouvelles (« Ici », « La vie coule« …).

Souvent qualifiés de « sentimentaux », je trouve que ses textes (qui ont parfois du poil autour) s’apparentent à des petites chroniques de la folie limougeaude ordinaire. Et puis, il y a  son Damiano (« Les peaux la chair les nuits »), gros bouquin sur la vie et l’oeuvre de ce réalisateur porno américain qui a à son actif le fameux « Deep throat ». Sans doute le livre qui lui a apporté la plus grande notoriété.

En cherchant bien sur les sites des « Editions Jacques Flament » et « Black-out » (et sans doute quelques autres), vous trouverez une grande partie de sa production avec, en prime, des nouvelles qualifiées « d’orphelines ». Et je ne vous parle pas de « Makolet« , livre malheureusement épuisé après de multiples rééditions, qui consacrait de belle façon l’addiction aux nains de l’auteur. Car, sachez-le,  Marc Bruimaud est fasciné par les nains (sauf Mimi Mathy, du moins je l’espère !). « Saint-guy » est aussi un de ses textes que j’ai beaucoup apprécié, particulièrement lorsqu’il est performé par Stenka Ramba et Marc Roques. Un texte pudique qui raconte une maladie handicapante qu’il a chopé dans sa jeunesse et dont il conserve quelques séquelles.

Au fait, j’ai oublié de le préciser, mais j’écoute Bryan Ferry en écrivant ces lignes (Let’s stick together). La classe. Je ne pense pas que ce soit du goût de Marc mais bon, je fais ce que je veux !

Si je vous parle de Marc (je n’évoquerai pas Queneau dont il est un spécialiste éclairé), c’est qu’il m’a fait un précieux cadeau en me proposant de lire le manuscrit de son prochain roman. Connaissant la méfiance du gars, c’est une sacrée marque de confiance à mon égard. Le livre s’appelle « Cinnamon », et je l’ai lu d’un trait alors que je prévoyais de l’étendre sur deux ou trois soirées. Mais bon, une fois dedans, plus moyen d’en sortir. Au delà d’une qualité d’écriture que je n’atteindrai jamais, j’ai trouvé beaucoup de tendresse dans ce livre, voire de délicatesse. En fin de compte, Marc n’est peut-être pas le monstre qu’il aime jouer en public… Il ne sait pas encore quand le livre sera publié (ni par qui), mais j’ai hâte que vous puissiez le découvrir. Un dernier mot : Marc écrit ses livres de façon resserrée, chaque mot a sa place… Et il n’y a pas un mot de trop. Il considère d’ailleurs que le lecteur n’est pas un débile profond, et qu’il est donc en capacité de déduire certaines choses de ses textes, sans qu’il soit besoin de lui tenir la main.

Oui, Marc Bruimaud est un personnage peu commun (j’ai oublié de préciser qu’il gueule après tout, tout le monde et tout le temps), ce qui rends les salons du livre où nous cohabitons très… vivants ! C’est particulièrement appréciable dans les moments de creux : on ne voit pas le temps passer…

Aujourd’hui, nous sommes le dimanche 27 avril (depuis le début du confinement, c’est pour moi tous les jours dimanche… Et Dieu sait que j’ai toujours détesté ces putains de dimanches qui ont la voix de Michel Drucker (et le générique du film du soir de la 1ère chaine) comme bande-son. Je suis d’ailleurs certain que je claquerai un dimanche, c’est un jour juste fait pour ça). La journée ne se passait quand même pas trop mal et puis, patatras… Je viens d’apprendre que les inénarrables « Trois cafés gourmands » vont sortir un nouvel album en octobre (il sera disponible dans toutes les bonnes pharmacies au rayon laxatif). J’espère ardemment qu’ils mettront un masque FFP2 pour chanter, ce qui serait de salubrité publique… Gestes barrière indispensables, en tout cas. Objectivement, et je ne dis pas ça pour faire comme tous les gens de goût, mais c’est franchement insupportable. C’est d’ailleurs pour ça que je n’écoute que RTF en bagnole : là, au moins, je suis sûr de ne pas tomber sur eux. Parce que c’est un coup à avoir un accident, ça : tu roules pépère en écoutant « Rires et chansons » et vlan, voilà les 3CG qui déboulent dans tes HP… Tu te précipites sur l’auto-radio pour mettre fin au supplice, tu perds le contrôle de la voiture et… Merde, un camion !!!!!!

Pour finir : je trouve très intéressante l’initiative de Cyril Cognéras et Stéphane Monnet, qui publient régulièrement des lectures de passages de livres qu’ils aiment bien. J’ai noté de façon incidente que Cyril a une super collection de T shirts, (il y en avait un, « Son of anarchy » qui me plaisait particulièrement 😉 Probable que je vous en reparlerai un de ces jours. En attendant, s’ils ne sont pas dans vos contacts Facebook, c’est le moment de combler cette lacune 😉

Bon, je vais maintenant aller travailler un peu un futur morceau de Salut les Keupons. Seb nous a fait passer récemment un projet que j’ai écouté plusieurs fois sans arriver à comprendre comment il joue ça… Il aime bien les rythmiques bizarres et je sens que je vais encore en chier mon aise ! D’autant que ça se joue, en prime, de façon ultra rapide. Ben oui, c’est du punk !

Prenez soin de vous.

 

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14/04/2020 : des cons finement élevés…

Comme beaucoup d’entre vous, j’ai regardé hier soir not’ bon président, un verre de Chablis à la main (avec la pub que je leurs fait depuis quelques temps, j’espère recevoir prochainement une caisse de mon vin blanc préféré !). Je n’en attendais pas grand chose et je n’ai pas été déçu. Quand même, j’ai du mal à comprendre les tenants et aboutissants de cette histoire… Une phrase m’a particulièrement choqué : « généraliser les tests n’aurait aucun sens« . Pas vous ? Je croyais naïvement que tester tout le monde permettrait de laisser sortir tous ceux qui ont déjà eu cette cochonnerie et sont donc, a priori, immunisés. Et détecter les malades a-symptomatiques (je ne sais pas si ça s’écrit comme ça et j’ai la flemme de vérifier) pour les confiner afin qu’ils ne propagent pas le truc. Et filer des masques et des gants à ceux qui n’entrent dans aucune des deux catégories précitées afin de les protéger…

J’attendais aussi que not’ bon président annonce la remise en route (nationalisation ?) des usines spécialisées dans la fabrications de masques, de gel hydro machin… Une amorce de re-localisation de la production des produits importants pour nous. Y ahora mismo !

Mais non. En fait, j’ai le sentiment que c’est la stratégie de la roulette russe qui a été choisie. On va continuer à se fournir chez les chinois pour le matériel (le ministre des finances se dévouera bien pour leur tailler une petite pipe histoire d’avoir du rab’), et la sélection naturelle fera le reste pour les malades, l’essentiel étant que les hôpitaux restent en capacité de recevoir les malades graves. Dieu finira bien par reconnaître les siens… C’est probablement ce que pensent les scientifiques de haut vol qui conseillent not’ bon président. Des scientifiques de haut vol dont je me demande parfois si ils n’ont pas été formés à l’école du Pr Pellerin (vous savez, celui qui disait que le nuage de Tchernobyl s’était arrêté à la frontière…). Comme je l’ai lu sur FB, j’espère que ce ne sont pas les mêmes qui s’occupent de la sécurité nucléaire…

Pour être honnête, il y en a par contre un qui ne m’a pas du tout déçu : Geoffroy Roux de Bezieux (on visualise bien le type issu d’un milieu modeste, le brave gars bien vaillant qui s’est extrait d’une médiocre condition familiale à la force du poignet). Je peux même dire qu’il était exactement là où je l’attendais… Gageons qu’il a plein de bonnes idées pour le monde d’après qui risque fort d’être le même qu’avant. En pire si c’est possible.

Mais revenons à la vocation initiale de ce blog : mes travaux d’écriture. J’aurais pu penser que cette période de confinement serait idéale pour écrire la suite de tout ce que j’ai initié. Et bien non, pas du tout. Le pire est que je ne sais même pas pourquoi… A moins que je ne sois un citoyen modèle qui confine même son inspiration ?

Une bonne nouvelle, quand même, dans la grisaille de ces jours ensoleillés : le texte que j’ai écrit pour La clarté sombre des réverbères  (« Je sors peu »), a été retenu par Jacques Flament, et figurera donc au sommaire du prochain numéro. Yessssssss.

J’ai proposé un autre texte (« 150 kilos de bonheur ») à la revue Violences, mais je ne sais pas si il sera retenu, la ligne éditoriale étant généralement assez « hard ». Ce n’est d’ailleurs pas par hasard si on y croise des pointures du genre. Christophe Siebert par exemple.

Et la zique, dans tout ça ? Pas de concerts (évidemment), ni de répétitions (re-évidemment). Dire que ça me manque est un euphémisme. Je me console en travaillant régulièrement tous les morceaux de Salut les Keupons (25 titres), et ceux de Lust 4 Dust (11 titres). J’ai tendance à oublier assez facilement ce que je dois faire, et il faut donc que j’en bouffe chaque semaine pour rester opérationnel 😉 Il faudra aussi que je bosse les riffs qu’Arnaud a pondu il y a peu, ça semble très prometteurs pour un 12ème titre de L4D ! Voyez (et écoutez) par vous-même :

Bien, je sors cet après-midi… dans mon jardin. Et j’ai bien conscience que c’est un luxe…

Prenez soin de vous !

 

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