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Auteur : Bernie

18/05/2020 : Christophe Siébert, le dandy de la RIM…

Je vous ai déjà dit tout le bien que je pense du concept littéraire mis en place par Christophe Siébert (la création d’un univers géographique complet, à savoir la RIM : République Indépendante de Mertvecgorod). Pour plus de détails, et pour m’éviter d’avoir à me répéter, jetez donc un coup d’oeil deux posts plus bas… Au fait, pourquoi le titre de ce post ? Pour tout dire, je ne sais pas si Christophe Siébert est (ou pas) un dandy, mais la photo qui figure dans le premier opus de sa trilogie sur Mertvecgorod m’y fait furieusement penser. Sans parler du jeu de mot vaseux pour célébrer ce poète de la noirceur post-apocalyptique… J’aime bien les à peu près vaseux 😉

Après m’être pas mal documenté sur cette république post soviétique fictive, j’attendais donc avec une certaine impatience de lire « Images de la fin du monde », premier volet du projet de l’auteur. Voilà qui est fait, et je n’ai pas le moins du monde été déçu. Avant de vous dire pourquoi je me suis régalé, je rappelle (et je le ferai souvent) que je n’ai aucune compétence ni prétention en matière de critique littéraire. Je me contente de vous faire part de mes impressions de lecteur, impressions que je tartine ici avec mes goûts (et mes dégoûts), mes a-priori et ma mauvaise foi.

« Images de la fin du monde« . Un sacré programme… J’ai lu ce livre sans débander, ce qui confirme sans la moindre ambiguïté que j’ai aimé. Le style, d’abord. La façon d’écrire de Christophe Siébert possède une fluidité qui me convient bien (pour mon confort de lecteur, c’est parfait), tout en étant pleinement au service à la fois du concept, mais aussi de chaque histoire. Car ce livre est un recueil d’histoires qui peuvent se lire de façon indépendante tout en restant fermement ancrées dans les frontières de la RIM. D’ailleurs, on retrouve certains personnages d’une histoire à l’autre ce qui permet à l’ensemble d’avoir une très grande cohérence. Or, mes goûts de lecteur (encore !) me poussent à rechercher cette cohérence, c’est d’ailleurs ce que je fais dans mes propres écrits (des nouvelles qui sont indépendantes, mais qui font intervenir des personnages récurrents qui surnagent dans un microcosme commun).

NB : à ce propos, mon livre (« Urbain et malpoli« ) est toujours disponible, entre autre, sur le site des Editions Black-Out. Je le précise avant que mon éditeur ne m’envoie ses gros bras pour défaut de publicité et lenteur à écrire la suite…

Pour illustrer musicalement ce post, je trouve que ce titre de Rammstein (« Feuer frei« ) fait parfaitement l’affaire :

Je suis extrêmement fan de Rammstein, j’adore ce style et cette puissance. D’ailleurs, pour ne rien vous cacher, c’est certainement quelque chose comme ça que j’aurais aimé jouer si j’en avais eu la possibilité (et surtout la capacité…).

Pour en revenir à ces « Images de la fin du monde« , les personnages créés par l’auteur se trimbalent dans un univers sombre, glauque et puant, un univers où les néons clinquants des boîtes à sexe ont du mal à percer les nuages de suie. Pas une once d’espoir, pas d’échappatoire non plus, seule l’outrance dans le comportement permet d’améliorer temporairement le quotidien des uns et des autres. Tout est désespéré sans être désespérant, et il faut une surenchère de sexe et de violence pour que les personnages aient le sentiment d’exister. De vivre, en fait, pendant qu’on observe leurs perversions au travers d’une vitre sale.

La RIM peut faire peur, sans doute parce qu’elle nous montre ce que pourraient devenir nos sociétés  si la situation actuelle continue de se barrer en couille. D’ailleurs, je n’ai pas vu  beaucoup d’agences pour l’emploi ni de sécurité sociale à Mertvecgorod… Chacun se démerde comme il peut et les plus forts (méchants ?) survivent.

Oui, Christophe Siébert a bâti un univers très sombre (c’est tellement bien fait qu’on y croit, on est embarqué sans s’en rendre compte dans ce luna park destroy). Il a créé avec force détails une contrée à l’exact opposé de Disneyland. Ici, le « Disney smile » est remplacé par des rafales de Kalache, Minnie par une prostituée sans doute un peu poivrée, et Donald par un garde du corps bodybuildé et cocaïnomane. Picsou, bien sûr, est un ponte de la mafia russe. Quant à Mickey, je vous laisse deviner !

Enfin, l’auteur a eu la très bonne idée de mettre la fiche Wikipédia de la RIM à la fin de l’ouvrage, afin que nous soyons instruits de tout ce qu’il y a à savoir sur cette contrée peu hospitalière.  D’ailleurs, je conseille aux futurs lecteurs de commencer par là (c’est à la page 325).

Images de la fin du monde… Le titre est bien choisi, mais j’espère quand même que nous aurons le temps, avant qu’elle se produise, de lire les deux prochains opus de cette trilogie !

NB : L’éditeur est « Au diable vauvert » et le book se trouve dans toutes les bonnes librairies (sans parler de la FNAC & co).

Enjoy !

 

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13/05/2020 : Richard Palachak, le furieux des Balkans

J’ai récemment commandé quelques livres histoire de fêter la fin du confinement « hard ». Tout d’abord, deux livres d’Heptanes Fraxion (« Il ne se passe rien mais je ne m’ennuie pas » et « C’est la viande qui fait ça »). Il est d’ailleurs encore temps de vous les procurer chez Les éditions Cormor en Nuptial (ICI), ça aidera cet éditeur un peu en difficulté ces temps-ci mais, surtout, cela vous permettra de découvrir, si ce n’est déjà fait, un sacré putain de poète. Je suis fan, que voulez-vous…

J’ai également commandé le dernier Christophe Siébert (« Images de la fin du monde ») que vous pouvez maintenant trouver en librairie. J’ai en effet très envie d’aller faire un petit tour (virtuel, je ne suis pas cinglé !) du côté de Mertvercgorod.

Enfin, j’ai commandé le dernier Richard Palachak (« Tokarev ») disponible chez Black-out (ICI). Un sacré personnage, ce furieux des Balkans, qui écrit plus vite que son ombre… C’est bien simple, on a à peine fini un de ses livres qu’il a déjà pondu deux ou trois nouveautés 😉

Bon, 4 bouquins d’un coup, ça fait une somme… Tant pis, les gosses n’auront rien à Noël (comme vous le voyez, j’ai le sens des priorités…).

En ce moment, j’écoute Alanis Morissette (« Jagged little pill »).

J’aime l’atmosphère qui se dégage de cet album, une atmosphère qui colle bien à cette putain de journée grise, humide et sinistre. Une atmosphère qui reflète assez bien mon état d’esprit après que j’ai récemment appris le départ définitif de deux personnes que je connaissais bien. Bon voyage, Nadine et Marie-Aude… Je ne sais pas si vous l’avez remarqué mais, lorsqu’on avance en âge, on est plus souvent convié à des enterrements qu’à des mariages…

Quelques jours plus tard…

J’ai reçu une partie des livres dont je vous parlais ci-dessus, et je les ai attaqués bille en tête. J’ai procédé par ordre d’arrivée dans ma boîte aux lettres, et j’ai commencé par « Tokarev ». J’ai fait la connaissance de Richard Palachak en 2019, lors d’un salon du livre et, même si les conditions n’étaient pas idéales pour discuter longuement, j’ai quand même eu un petit aperçu de ce qu’est cette fameuse âme slave (un latin comme moi remarque vite ces choses là !).

Richard, pour vous le résumer, c’est un désespéré enthousiaste et, comme de juste, ça se retrouve dans son écriture. J’avais déjà lu ses livres précédents, et je n’ai donc pas été surpris par Tokarev qui s’inscrit dans cette lignée de textes à base de vodka, de mafieux et de putes. D’amitié, aussi (et surtout). Je ne suis pas un critique littéraire (aucune compétence en la matière, j’ai même du mal à avoir un avis sur mes propres textes), et je me borne donc à aimer (ou pas) ce que je lis, souvent sans même pouvoir expliquer pourquoi. D’ailleurs, afin de trancher une bonne fois pour toute mes critères d’appréciation, voici ma grille d’évaluation :

  • Je ne finis jamais le livre : je n’aime vraiment pas
  • Je lis le livre par petits bouts et ça dure longtemps : je n’aime pas trop, mais il y a un petit quelque chose qui me titille
  • Je lis le livre dès que je suis au pieu et je le fini rapidement : j’aime
  • Je prétexte un besoin de sieste pour retrouver le livre, parce que la nuit est décidément trop lointaine : j’adore

Vous l’aurez compris, je lis essentiellement le soir (et au lit, ce qui reflète une certaine logique, vous ne trouvez pas ?). Pour Tokarev, j’ai bouclé l’affaire en trois soirées. Les histoires coulent toute seules (ce sont des nouvelles) et, parfois, vous mettent un petit uppercut dans la tripaille. Comme un verre de vodka bien glacée, en fait. Surtout, j’aime bien découvrir des univers culturels (ici, les balkans) qui me sont totalement étrangers : j’ai l’impression de voyager ce qui, en cette période de post confinement, est plutôt salutaire. J’ai vu ici ou là que certains se risquent à des comparaisons prestigieuses (Rabelais, Dard, Bukowski, Céline…). Personnellement, je n’irai pas jusque là d’autant que je me suis toujours méfié de ce genre de comparaisons (j’ai quand même fait une exception pour Marc Bruimaud mais là, c’était tellement flagrant…) : un auteur crée sa propre légende avec son style et ses mots. Ici, c’est du Palachak, il est unique et il n’y en aura pas d’autres. Point barre. Un Palachak qui a une production littéraire abondante (dort-il parfois ?) en comparaison de laquelle la mienne peut être qualifiée de prostatique… J’ai bien aimé ses « Fragments de nuit inutiles et mal écrits ». Le titre, déjà, est une putain de bonne devanture qui incite à rentrer dans la boutique… Si vous avez envie d’en savoir plus (et vous devriez), allez donc faire un tour sur le site de Black-out où figurent la plupart de ses livres qui, comme lui, ne trichent pas : c’est franco de port et d’emballage !

Dans la foulée, j’ai attaqué (hier soir) « Images de la fin du monde » de Christophe Siébert, et je vous dirai tout le bien que j’en pense dans le prochain post (le book fait quand même plus de 400 pages…).

Je ne parle pas beaucoup de zique ces temps-ci, l’actualité de Salut les Keupons et Lust 4 Dust étant réduite à sa plus simple expression (et c’est dommage car c’est la première fois que nous avions autant de concerts de planifiés sur le 1er semestre). Normalement, nous devrions faire une première répète’ post confinement (SLK) la semaine prochaine, et ça va probablement être marrant de se retrouver avec des masques : quelques bandelettes en plus, et on se croira chez The Mummies… En plus, pour le chant (Ju et Seb) ça va être quelque chose ! A moins bien sûr que l’épidémie ne flambe de nouveau…

Il fait vraiment un temps de chiotte. Seule bonne nouvelle, nous ne somme pas dimanche.

Pour oublier cette grisaille, lisez et écoutez de la zique !

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29/04/2020 : Les chroniques de Mertvecgorod…

« Chroniques de Mertvecgorod » de Christophe Siébert. Je ne connais pas personnellement l’auteur (ce qui aurait pu se faire si il y avait eu une édition 2020 du « Salon des voix mortes » à Clermont-Ferrant où j’avais prévu de me rendre avec le team Black-Out. Une autre fois peut-être ?), mais c’est quelqu’un qui a désormais une notoriété certaine dans son domaine d’écriture, il est d’ailleurs publié Au diable Vauvert ce qui est un gage, s’il en était besoin, de qualité.

Plutôt que de vous décrire ce concept littéraire, lisez plutôt ce que l’auteur (sa bio est ICI et détaille un sacré parcours de vie et d’écriture) en dit :

« La mégapole déliquescente de Mertvecgorod est le véritable héros des Chroniques de Mertvecgorod.

C’est pour cette raison que je parle de « cycle » ou de « série » mais pas de feuilleton : chaque roman est autonome – même s’il est relié aux autres par une vaste intrigue qui se révélera progressivement – et tous pourront se lire dans n’importe quel ordre.

J’ai toujours désiré créer un monde qui serve de terrain de jeu à mes fictions, un bac à sable où m’enfermer jusqu’à la fin de mes jours en emportant tout ce qui me passionne ou me fascine et dont je veux parler en littérature : le crime, la corruption, la violence, l’horreur organique, le fantastique, les rapports de domination, la névrose, la paranoïa, les complots, les monstres, la religion, l’occulte, les fantasmes, l’amour, le cul, les délires technologiques et sécuritaires, la chute.

Mertvecgorod, j’en connais la moindre rue, la météo, les ambiances, les odeurs, les couleurs, les lumières, l’histoire depuis sa construction. Ça fait quatre ans que j’explore chaque jour cette mégapole de sept millions d’habitants, post-soviétique et pré-apocalyptique, dévorée par la pollution, perdue dans la toundra, pourrie jusqu’à la moelle, criblée de surnaturel. La version russe du Los Angeles de Blade Runner. Le Londres de Jack the ripper déplacé à la frontière ukrainienne. Un cauchemar ballardien où Lovecraft et Barker attendent tapis dans l’ombre.

Les Chroniques de Mertvecgorod, « comédie inhumaine » violente et romanesque, traversent plusieurs époques, de l’écroulement de l’URSS juqu’à la fin possible de l’humanité, et dressent un vaste panorama du monde en décomposition qui est le nôtre. »

Christophe Siebert a poussé le réalisme de cette république fictive jusqu’à lui créer une fausse (évidemment) fiche Wikipedia que vous pouvez consulter ICI

Il y a même un visa pour les téméraires  😉

Vous l’aurez compris, Mertvecgorod n’est pas forcément l’endroit idéal pour passer des vacances pépères, mais c’est par contre le lieu parfait pour y dérouler des histoires bien trash et bien sexe comme l’auteur les aimes. Si je vous dis que son livre « Métaphysique de la viande » a obtenu le prix Sade en 2019, vous en déduirez aisément qu’on est assez loin de l’atmosphère des livres de la Comtesse de Ségur.

Pour l’heure, la parution de son prochain livre (« Images de la fin du monde ») est imminente et, comme ça se passe à Mertvecgorod, beaucoup de lecteurs piaffent d’impatience… Tout dépendra en fait de ce satané Covid19 dont, par moments, je me demande s’il n’a pas été bricolé dans quelque labo clandestin de Mertvecgorod par un biochimiste néo punk sous acide… Enfin, normalement, il sera disponible dans votre librairie favorite dès le 15 mai. Juste après la fin du confinement, ça tombe bien, non ? Plus trop longtemps à attendre donc.

Si je vous parle de ce concept littéraire, c’est qu’il me séduit vraiment : la création ex nihilo d’un vaste lieu avec sa géographie (les cartes sont ICI), son histoire, son climat, sa politique et ses traditions… est, je trouve, un tour de force qui permet d’embarquer le lecteur sans même qu’il s’en rende compte. On est tellement « dedans » qu’après la lecture, on peut éprouver le besoin de prendre une douche… L’auteur a également mis en place une chaine Youtube (vous trouverez le lien sur le site dédié à Mertvecgorod) avec un background sonore qui permet de s’immerger un peu plus dans le trip. La deuxième raison de mon enthousiasme est la possibilité laissée aux lecteurs de développer cet univers par des contributions. Lisez plutôt :

« Si vous voulez enrichir l’univers des Chroniques de Mertvecgorod de vos propres oeuvres – textes, illustrations, photos, musiques, films ou quoi que se soit d’autre -, envoyez-moi vos propositions à konsstrukt@hotmail.com et je les mettrai en ligne ici même. Je me ferais également un plaisir de répondre à toute question que vous vous poseriez. »

C’est rare qu’un auteur ouvre un peu la porte de sa création à ses lecteurs, et j’avais vraiment envie de le signaler. D’ailleurs, j’ai l’impression que Richard Palachak, auteur bien connu de l’écurie Black-Out, explore un peu cette piste avec sa page FB « Le 43 ». J’aurai certainement l’occasion de vous en reparler…

Oui, j’aime vraiment ce concept. Et il est probable que vous allez l’aimer aussi. Bien sûr, ce n’est pas de la littérature pour adolescentes post-pubères (âmes sensibles s’abstenir) mais, pour être objectif deux minutes, je me demande parfois si le « vrai » monde n’est pas plus proche de Mertvecgorod que de Dineyland. J’espère me tromper…

Quoi qu’il en soit, je vous invite à aller faire un tour sur le site dédié : c’est ICI

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27/04/2020 : Marc Bruimaud n’est pas un Mistyficateur…

C’est même un putain de bon écrivain (Guy Misty est un de ses pseudos, je le précise pour expliquer le titre de ce post). Il faut dire qu’il a toutes les qualités pour : il n’aime pas les gens, il vit reclus dans son bunker, et il possède une culture littéraire, musicale et cinématographique redoutable. Sans parler de sa collection de films X, probablement une des plus fournies de la ville… Bien sûr, il n’aime pas la nature et redoute par dessus tout les petites bestioles qui vrombissent dans l’air. J’ai fait sa connaissance il y a 2 ou 3 ans (merci Alexandre) dans le cadre du boulot. Comme quoi il ne faut jamais désespérer de rien… Je me souviens d’un type massif qui m’observait en coin, se demandant manifestement quel genre de connard je pouvais être (il classifie tout, même les connards). De fil en aiguille, et toujours grâce à Alexandre qui faisait en quelque sorte l’interface entre nous (assez logique s’agissant d’un informaticien), il a appris que j’écrivais et m’a contacté un jour pour voir un peu à quoi ça ressemblait. Je vous passe les détails, d’autant que vous devinez la suite : il m’a présenté à Fabrice Garcia-Carpintero, le taulier des éditions Black-Out, ça a matché, et « Urbain et malpoli » est sorti un an plus tard.

J’aime bien les personnages atypiques. Avec Marc, on est servi. Dommage qu’il ne picole pas (à ce qu’il me semble) car on ne serait alors pas très loin d’une sorte de Bukowski limougeaud. En attendant, sa production littéraire est très fournie et, en fin de compte, assez variée. Cohabitent ainsi « Le cycle de Catalpa », oeuvre assez déroutante au visuel très étudié, que j’ai perçue comme une sorte de puzzle dont la forme se dévoile au fur et à mesure de la publication des différents volumes, avec des recueils de nouvelles (« Ici », « La vie coule« …).

Souvent qualifiés de « sentimentaux », je trouve que ses textes (qui ont parfois du poil autour) s’apparentent à des petites chroniques de la folie limougeaude ordinaire. Et puis, il y a  son Damiano (« Les peaux la chair les nuits »), gros bouquin sur la vie et l’oeuvre de ce réalisateur porno américain qui a à son actif le fameux « Deep throat ». Sans doute le livre qui lui a apporté la plus grande notoriété.

En cherchant bien sur les sites des « Editions Jacques Flament » et « Black-out » (et sans doute quelques autres), vous trouverez une grande partie de sa production avec, en prime, des nouvelles qualifiées « d’orphelines ». Et je ne vous parle pas de « Makolet« , livre malheureusement épuisé après de multiples rééditions, qui consacrait de belle façon l’addiction aux nains de l’auteur. Car, sachez-le,  Marc Bruimaud est fasciné par les nains (sauf Mimi Mathy, du moins je l’espère !). « Saint-guy » est aussi un de ses textes que j’ai beaucoup apprécié, particulièrement lorsqu’il est performé par Stenka Ramba et Marc Roques. Un texte pudique qui raconte une maladie handicapante qu’il a chopé dans sa jeunesse et dont il conserve quelques séquelles.

Au fait, j’ai oublié de le préciser, mais j’écoute Bryan Ferry en écrivant ces lignes (Let’s stick together). La classe. Je ne pense pas que ce soit du goût de Marc mais bon, je fais ce que je veux !

Si je vous parle de Marc (je n’évoquerai pas Queneau dont il est un spécialiste éclairé), c’est qu’il m’a fait un précieux cadeau en me proposant de lire le manuscrit de son prochain roman. Connaissant la méfiance du gars, c’est une sacrée marque de confiance à mon égard. Le livre s’appelle « Cinnamon », et je l’ai lu d’un trait alors que je prévoyais de l’étendre sur deux ou trois soirées. Mais bon, une fois dedans, plus moyen d’en sortir. Au delà d’une qualité d’écriture que je n’atteindrai jamais, j’ai trouvé beaucoup de tendresse dans ce livre, voire de délicatesse. En fin de compte, Marc n’est peut-être pas le monstre qu’il aime jouer en public… Il ne sait pas encore quand le livre sera publié (ni par qui), mais j’ai hâte que vous puissiez le découvrir. Un dernier mot : Marc écrit ses livres de façon resserrée, chaque mot a sa place… Et il n’y a pas un mot de trop. Il considère d’ailleurs que le lecteur n’est pas un débile profond, et qu’il est donc en capacité de déduire certaines choses de ses textes, sans qu’il soit besoin de lui tenir la main.

Oui, Marc Bruimaud est un personnage peu commun (j’ai oublié de préciser qu’il gueule après tout, tout le monde et tout le temps), ce qui rends les salons du livre où nous cohabitons très… vivants ! C’est particulièrement appréciable dans les moments de creux : on ne voit pas le temps passer…

Aujourd’hui, nous sommes le dimanche 27 avril (depuis le début du confinement, c’est pour moi tous les jours dimanche… Et Dieu sait que j’ai toujours détesté ces putains de dimanches qui ont la voix de Michel Drucker (et le générique du film du soir de la 1ère chaine) comme bande-son. Je suis d’ailleurs certain que je claquerai un dimanche, c’est un jour juste fait pour ça). La journée ne se passait quand même pas trop mal et puis, patatras… Je viens d’apprendre que les inénarrables « Trois cafés gourmands » vont sortir un nouvel album en octobre (il sera disponible dans toutes les bonnes pharmacies au rayon laxatif). J’espère ardemment qu’ils mettront un masque FFP2 pour chanter, ce qui serait de salubrité publique… Gestes barrière indispensables, en tout cas. Objectivement, et je ne dis pas ça pour faire comme tous les gens de goût, mais c’est franchement insupportable. C’est d’ailleurs pour ça que je n’écoute que RTF en bagnole : là, au moins, je suis sûr de ne pas tomber sur eux. Parce que c’est un coup à avoir un accident, ça : tu roules pépère en écoutant « Rires et chansons » et vlan, voilà les 3CG qui déboulent dans tes HP… Tu te précipites sur l’auto-radio pour mettre fin au supplice, tu perds le contrôle de la voiture et… Merde, un camion !!!!!!

Pour finir : je trouve très intéressante l’initiative de Cyril Cognéras et Stéphane Monnet, qui publient régulièrement des lectures de passages de livres qu’ils aiment bien. J’ai noté de façon incidente que Cyril a une super collection de T shirts, (il y en avait un, « Son of anarchy » qui me plaisait particulièrement 😉 Probable que je vous en reparlerai un de ces jours. En attendant, s’ils ne sont pas dans vos contacts Facebook, c’est le moment de combler cette lacune 😉

Bon, je vais maintenant aller travailler un peu un futur morceau de Salut les Keupons. Seb nous a fait passer récemment un projet que j’ai écouté plusieurs fois sans arriver à comprendre comment il joue ça… Il aime bien les rythmiques bizarres et je sens que je vais encore en chier mon aise ! D’autant que ça se joue, en prime, de façon ultra rapide. Ben oui, c’est du punk !

Prenez soin de vous.

 

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21/04/2020 : Heptanes Fraxion, poète obscur…

Je ne m’en suis jamais caché : j’ai toujours été hermétique à la poésie. Ce n’est pas faute d’en avoir lu, mais rien à faire, impossible d’entrer dans le monde des poètes, et les efforts de Gérard Frugier (poète Rock’n roll bien connu dans le secteur) sont restés vains ! Sorry Gégé.  Un seul échappait jusque là à mon terrible handicap : Bukowski, Hank pour les amis, auquel je suis  addict depuis fort longtemps : la lecture de « L’amour est un chien de l’enfer » m’avait fait toucher du doigt une forme de poésie qui me parlait (enfin !). Et puis, il y a eu Heptanes Fraxion, poète toulousain, dont j’ai fait la connaissance IRL l’été dernier en compagnie de Marc Bruimaud :

Grosse chaleur et picole, ce qui explique en partie notre teinte plutôt « hot »… Pourtant, nous étions au « Glacier »…

Je suis entré dans son monde avec la facilité d’un suppositoire dans le rectum d’un géant… Une bonne claque, que j’ai prise, et j’en ai redemandé… Alors, si vous n’êtes pas un adepte de la poésie rimée, policée et sirupeuse, un fan des textes où chaque pied est calibré avec un double décimètre,  je ne peux que vous inviter à aller faire un tour sur sa page FB (ICI) où il publie ses oeuvres assez souvent. Le dernier poème en date, par exemple :

nuit calme

Jeanne
sa fossette
sa dent cassée
ses cheveux de traviole
distraite et super intelligente
décalée et super intelligente

expressions favorites
je te crois
je m’en fous
je te crois
ferme la

a vu des trucs
trop de trucs
a appris des choses
probablement trop
pas trop ouverte à la pensée positive
pas trop appris à s’aimer
pas trop connu l’amour non plus
trop d’orgueil
trop de gueules de bois
a fini par prendre sa solitude pour de l’indépendance
pas grand chose ne l’intéresse
l’humanité peut crever quoi mais
depuis qu’elle le connait ce petit enfoiré
ce grand dadais à moitié puceau qui parle à son chien et à qui son chien parle
elle a l’impression d’avoir une vie à vivre

nuit calme
la route transperce la forêt qui fabrique ses propres ténèbres

nuit calme
impression de transparence parfumée par les résines

nuit calme dans ce paradis malade qu’est le monde

Heptanes Fraxion

Je ne lui ai pas demandé l’autorisation de publier son texte ici, mais je suis sûr qu’il ne m’en voudra pas.

Tout en écrivant ce post, j’écoute Ana Tijoux, une artiste chilienne (d’origine française je crois, ou bien l’inverse) que j’aime beaucoup. Vraiment beaucoup. Ecoutez plutôt ce titre (1977)

Je l’ai découverte grâce à « Breaking bad », excellentissime série dont la bande son était fréquemment composée de rap latino. Je ne suis pas spécialement fan de rap (encore  que j’écoute souvent « Cypress Hill » et « I am »). C’est du m4a mais je le mettrai en mp3 si vous n’arrivez pas à le lire. Pour en revenir à Heptanes Fraxion, je me dois de relayer ici même l’appel de détresse de son éditeur (Cormor en nuptial : ICI) :

Bonjour à toutes et à tous…

Je suis dans le regret de vous annoncer la -plus que probable- faillite de Cormor En Nuptial Éditions. Et pour limiter les pertes (de nos livres en papier, en papier, comme au bon vieux temps) (cela me fait déjà mal au cœur de les voir partir au feu ou au pilon), l’heure des soldes a sonné. 🥁🎊

Pour toute commande, me contacter personnellement par mail cormorennuptial@gmail.com ou en mp.
(paiement possible par chèque ou bancaire). Merci.

C’est le moment ou jamais (non pas de me sauver mais) de sauver ce qui peut être sauvé…. 🙂>> pensez déjà aux fêtes de fin d’année, même au cas où celles-ci n’auraient pas lieu; ou aux anniversaires; ou… ou… ou…

La livraison de toutes vos commandes – mon devoir citoyen 😉 – se fera le 11 MAI.
À très…bientôt!

Une bonne occasion d’acquérir les deux livres d’Heptanes (« Il ne se passe rien, mais je ne m’ennuie pas » et « C’est la viande qui fait ça« ).

Quelle époque… Les « petits » éditeurs se battent comme de beaux diables depuis des années pour sortir des livres, et voilà que ce putain de coronavirus va porter un coup fatal à certains d’entre eux. Putain, Fabrice, accroche-toi !

Pour finir, je suis tombé (un peu par hasard) sur le journal de confinement de Sam Lawry (ICI) alias p’tit fred. J’aime bien son style et je le lui ai dit. D’ailleurs, j’ai remarqué que je suis souvent plus sensible au style d’un texte qu’à son contenu… C’est grave, docteur ?

Bon, that’s all pour aujourd’hui. Portez vous bien. Moi, pour le moment, ça va. Mais tout le monde s’en fout..

 

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14/04/2020 : des cons finement élevés…

Comme beaucoup d’entre vous, j’ai regardé hier soir not’ bon président, un verre de Chablis à la main (avec la pub que je leurs fait depuis quelques temps, j’espère recevoir prochainement une caisse de mon vin blanc préféré !). Je n’en attendais pas grand chose et je n’ai pas été déçu. Quand même, j’ai du mal à comprendre les tenants et aboutissants de cette histoire… Une phrase m’a particulièrement choqué : « généraliser les tests n’aurait aucun sens« . Pas vous ? Je croyais naïvement que tester tout le monde permettrait de laisser sortir tous ceux qui ont déjà eu cette cochonnerie et sont donc, a priori, immunisés. Et détecter les malades a-symptomatiques (je ne sais pas si ça s’écrit comme ça et j’ai la flemme de vérifier) pour les confiner afin qu’ils ne propagent pas le truc. Et filer des masques et des gants à ceux qui n’entrent dans aucune des deux catégories précitées afin de les protéger…

J’attendais aussi que not’ bon président annonce la remise en route (nationalisation ?) des usines spécialisées dans la fabrications de masques, de gel hydro machin… Une amorce de re-localisation de la production des produits importants pour nous. Y ahora mismo !

Mais non. En fait, j’ai le sentiment que c’est la stratégie de la roulette russe qui a été choisie. On va continuer à se fournir chez les chinois pour le matériel (le ministre des finances se dévouera bien pour leur tailler une petite pipe histoire d’avoir du rab’), et la sélection naturelle fera le reste pour les malades, l’essentiel étant que les hôpitaux restent en capacité de recevoir les malades graves. Dieu finira bien par reconnaître les siens… C’est probablement ce que pensent les scientifiques de haut vol qui conseillent not’ bon président. Des scientifiques de haut vol dont je me demande parfois si ils n’ont pas été formés à l’école du Pr Pellerin (vous savez, celui qui disait que le nuage de Tchernobyl s’était arrêté à la frontière…). Comme je l’ai lu sur FB, j’espère que ce ne sont pas les mêmes qui s’occupent de la sécurité nucléaire…

Pour être honnête, il y en a par contre un qui ne m’a pas du tout déçu : Geoffroy Roux de Bezieux (on visualise bien le type issu d’un milieu modeste, le brave gars bien vaillant qui s’est extrait d’une médiocre condition familiale à la force du poignet). Je peux même dire qu’il était exactement là où je l’attendais… Gageons qu’il a plein de bonnes idées pour le monde d’après qui risque fort d’être le même qu’avant. En pire si c’est possible.

Mais revenons à la vocation initiale de ce blog : mes travaux d’écriture. J’aurais pu penser que cette période de confinement serait idéale pour écrire la suite de tout ce que j’ai initié. Et bien non, pas du tout. Le pire est que je ne sais même pas pourquoi… A moins que je ne sois un citoyen modèle qui confine même son inspiration ?

Une bonne nouvelle, quand même, dans la grisaille de ces jours ensoleillés : le texte que j’ai écrit pour La clarté sombre des réverbères  (« Je sors peu »), a été retenu par Jacques Flament, et figurera donc au sommaire du prochain numéro. Yessssssss.

J’ai proposé un autre texte (« 150 kilos de bonheur ») à la revue Violences, mais je ne sais pas si il sera retenu, la ligne éditoriale étant généralement assez « hard ». Ce n’est d’ailleurs pas par hasard si on y croise des pointures du genre. Christophe Siebert par exemple.

Et la zique, dans tout ça ? Pas de concerts (évidemment), ni de répétitions (re-évidemment). Dire que ça me manque est un euphémisme. Je me console en travaillant régulièrement tous les morceaux de Salut les Keupons (25 titres), et ceux de Lust 4 Dust (11 titres). J’ai tendance à oublier assez facilement ce que je dois faire, et il faut donc que j’en bouffe chaque semaine pour rester opérationnel 😉 Il faudra aussi que je bosse les riffs qu’Arnaud a pondu il y a peu, ça semble très prometteurs pour un 12ème titre de L4D ! Voyez (et écoutez) par vous-même :

Bien, je sors cet après-midi… dans mon jardin. Et j’ai bien conscience que c’est un luxe…

Prenez soin de vous !

 

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07/04/2020 : pourquoi faire un blog ?

En voilà une bonne question… Le fait est que nous vivons dans une époque moderne où tout va très vite. D’ailleurs, il faut bien reconnaître que les réseaux sociaux nous ont conduit à acquérir de nouveaux réflexes : je vois un post, je lis un peu et je clique si j’aime. Et hop ! Au suivant. On consomme les posts FB, Twitter and Co comme des chips sorties d’un paquet. Miam / clic / miam / clic / miam / clic. And so on… Bon, je ne critique pas car j’ai tendance à faire pareil. C’est comme dans le métro où tout le monde court dans les couloirs, tu te mets rapidement à trotter même si tu n’es pas pressé. Les réseaux sociaux nous ont clairement rendu boulimiques de tout et de n’importe quoi. Et je suis, comme tout le monde, embringué dans cette spirale infernale. Merde.

Alors, pourquoi un blog ? Et bien, justement, pour tenter de m’extraire un peu de cette dynamique à la con. Tenir un blog, c’est prendre son temps, penser à ce qu’on va écrire, communiquer de manière plus réfléchie. En tant qu’auteur, c’est probablement la manière la plus adaptée pour promouvoir mes textes. Enfin, dans l’idéal car, dans les faits, il est clair qu’il n’y aura pas grand monde pour fréquenter ce lieu : pas beaucoup d’images et des textes un peu longs, voilà un truc bien dissuasif pour les adeptes des réseaux sociaux. Pas même une petite vidéo (encore que je peux en mettre si je veux !). Ceci dit, je ne raconte pas ça pour faire pleurer Margot, ou attirer le chaland, d’autant que j’ai déjà tenu un blog pendant plus de 5 ans (dans le cadre d’une activité autre que la zique et la littérature), et j’avait quand même plus de 500.000 visites au compteur (pour 307 articles) lorsque je l’ai mis en sommeil. Sans parler des commentaires : plus de 10.000, on se serait cru sur FB ! La rédaction et la modération étaient devenus un quasi job à temps complet. En fait, le « succès » de ce blog provenait vraisemblablement de son contenu assez littéraire (déjà), dans un cadre pourtant  technique (l’électronique). J’avais d’ailleurs écris pas mal de mini-romans que je sortais par épisodes, des textes assez humoristiques qui brocardaient le microcosme à qui je m’adressais (environ 20.000 personnes en france). J’avais aussi des lecteurs un peu partout dans le monde (les points rouges). Beaucoup de français vivant à l’étranger… mais pas que !

Oui, le fonctionnement d’un blog qui tourne bien, je connais.

Mais ce ne sera pas la même chose avec celui-ci. Trop de texte, peu d’images, rien de drôle et pas de chats qui font les cons… Si j’ajoute le captcha obligatoire pour commenter, je pense que c’est un château fort que j’ai bâti 😉 Un truc bien dissuasif. De toute façon, le créneau littéraire n’est pas porteur : tout le monde écrit – ou pense qu’il pourrait le faire. Dès lors, ça ne fait rêver personne. Beaucoup moins, en tout cas, qu’une fille qui balance des balles de ping pong avec sa chatte. Là, y’a du like…

Je fais ça essentiellement pour moi, je crois, afin de dire ce que je veux sans craindre la censure facebookienne. Le plaisir de mettre, si j’en ai envie, des photos de nichons… Bon, ce seront sans doute les seuls du blog, mais ça fait du bien de pouvoir le faire !

Et sans doute aussi pour les « petits » éditeurs locaux qui se défoncent pour sortir des livres vaille que vaille. Black-out, par exemple. Parce que, sans eux, il n’y a pas beaucoup de gens qui connaitraient le plaisir d’être publié.

Allez, confinez bien !

 

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06/04/2020 : Fanzine Violences

Violences existe depuis 2017. Ce fanzine collectif, édité par Luna Beretta (Luna Beretski) allie textes en prose, poésie et illustrations et regroupe une trentaine d’artistes par numéro traitant de la violence sous toutes ses formes.

Le prochain numéro sortira bientôt (enfin, si le coronavirus le veut bien) et, poussé par quelque diable, j’ai proposé un texte à Luna. J’ai en effet écrit l’été dernier une nouvelle (« 150 kilos de bonheur ») qui est assez différente de ce que je fais habituellement, c’est d’ailleurs en dehors de mon projet littéraire (dont vous trouverez la description dans la page « à propos » – colonne de gauche). J’ai trouvé que l’esprit de ce texte se rapprochait un peu de la ligne éditoriale de Violences, même si la violence, en ce qui me concerne, est plus suggérée que montrée. Que voulez-vous, les flots de sang dégorgeant d’une plaie béante ne sont pas trop mon truc… Pour être honnête deux minutes, c’est surtout parce que je ne sais pas faire !

On verra bien ce que ça donne. De toute façon, je trouve très excitant de soumettre un de mes écrits à un oeil extérieur et, manifestement éclairé.

Je vous dirai ce qu’il en est quand j’en saurai plus 😉

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05/04/2020 : La clarté sombre des réverbères

Les éditions Jacques Flament ont fait récemment un appel à contribution, afin de « nourrir » le numéro 3 de la revue « La clarté sombre des réverbères ».   ( voir ICI ).

Ce numéro sera consacré à la période de confinement actuelle, vaste sujet sur lequel tout le monde a sans doute quelque chose à dire. Par contre, il faut éviter d’être trop prolixe étant donné que les textes sont limités en taille (2500 caractères max, espaces compris).

Raconter une histoire complète en si peu de mots est, pour moi, assez compliqué, et c’est sans doute pour ça que j’ai eu envie de me prêter à l’exercice. J’ai donc écrit un texte dans l’après midi (« Je sors peu » en est le titre), et je l’ai soumis à l’éditeur dans la foulée.

Si mon texte est retenu, vous le découvrirez dans la revue qui doit sortir début mai, dont voici la couverture :

S’il ne l’est pas, je le publierai sur ce site. (MàJ du 08/04 : il semblerait que mon texte sera publié dans la revue 😉

Let’s wait and see, donc. Quoi qu’il en soit, bravo à Jacques Flament de continuer à se défoncer pour sortir régulièrement des livres et des périodiques. Parce que, comme vous le savez, la vie d’un « petit » éditeur n’a rien d’un long fleuve tranquille… Putain non ! De ce point de vue, il est bien plus confortable d’être un auteur. Même petit. Même minuscule en ce qui me concerne !

 

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28/03/2020 : Test

 

Cela faisait un bon moment que j’avais envie d’ouvrir un blog consacré à mes « travaux » d’écriture. Voilà qui est fait. Ce post est, comme son titre l’indique, un premier essai, car WordPress à changé son système de rédaction d’articles et, autant le dire tout de suite, je déteste ! Je ne sais pas si c’était mieux avant mais, une chose est sûre, c’était beaucoup plus simple… Enfin, le progrès va rarement dans le sens de la simplicité… En attendant, ces histoires de blocs me perturbent ! (NB : en fait, des petits malins ont mis au point un plugin qui permet de remettre en place l’ancien système de rédaction, et je me suis bien sûr empressé de le mettre en fonction… Quel plaisir de retrouver cette bonne vieille interface !). Bon, je vais quand même essayer d’insérer une image là dessous :

Well… On dirait que ça a marché. Pour info, cette image illustre une des nouvelles de mon livre dont je vous parle dans les pages du site… C’est d’ailleurs une partie de mon matos qui est dessus 😉 Hé oui, la zique est finalement assez liée avec ce que j’écris, et j’aurai certainement l’occasion de vous en parler prochainement.

Pour le moment (28 mars), j’ai encore pas mal de boulot à faire sur le site (installer des extensions notamment) et il va falloir que je trouve comment mettre des permaliens dans les widgets histoire de faire de la pub, par exemple, aux éditions Black-out. Il faut aussi que je fasse le lien avec les réseaux sociaux… Damned, le confinement a finalement un peu de bon !

A suivre…

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