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13/05/2020 : Richard Palachak, le furieux des Balkans

J’ai récemment commandé quelques livres histoire de fêter la fin du confinement « hard ». Tout d’abord, deux livres d’Heptanes Fraxion (« Il ne se passe rien mais je ne m’ennuie pas » et « C’est la viande qui fait ça »). Il est d’ailleurs encore temps de vous les procurer chez Les éditions Cormor en Nuptial (ICI), ça aidera cet éditeur un peu en difficulté ces temps-ci mais, surtout, cela vous permettra de découvrir, si ce n’est déjà fait, un sacré putain de poète. Je suis fan, que voulez-vous…

J’ai également commandé le dernier Christophe Siébert (« Images de la fin du monde ») que vous pouvez maintenant trouver en librairie. J’ai en effet très envie d’aller faire un petit tour (virtuel, je ne suis pas cinglé !) du côté de Mertvercgorod.

Enfin, j’ai commandé le dernier Richard Palachak (« Tokarev ») disponible chez Black-out (ICI). Un sacré personnage, ce furieux des Balkans, qui écrit plus vite que son ombre… C’est bien simple, on a à peine fini un de ses livres qu’il a déjà pondu deux ou trois nouveautés 😉

Bon, 4 bouquins d’un coup, ça fait une somme… Tant pis, les gosses n’auront rien à Noël (comme vous le voyez, j’ai le sens des priorités…).

En ce moment, j’écoute Alanis Morissette (« Jagged little pill »).

J’aime l’atmosphère qui se dégage de cet album, une atmosphère qui colle bien à cette putain de journée grise, humide et sinistre. Une atmosphère qui reflète assez bien mon état d’esprit après que j’ai récemment appris le départ définitif de deux personnes que je connaissais bien. Bon voyage, Nadine et Marie-Aude… Je ne sais pas si vous l’avez remarqué mais, lorsqu’on avance en âge, on est plus souvent convié à des enterrements qu’à des mariages…

Quelques jours plus tard…

J’ai reçu une partie des livres dont je vous parlais ci-dessus, et je les ai attaqués bille en tête. J’ai procédé par ordre d’arrivée dans ma boîte aux lettres, et j’ai commencé par « Tokarev ». J’ai fait la connaissance de Richard Palachak en 2019, lors d’un salon du livre et, même si les conditions n’étaient pas idéales pour discuter longuement, j’ai quand même eu un petit aperçu de ce qu’est cette fameuse âme slave (un latin comme moi remarque vite ces choses là !).

Richard, pour vous le résumer, c’est un désespéré enthousiaste et, comme de juste, ça se retrouve dans son écriture. J’avais déjà lu ses livres précédents, et je n’ai donc pas été surpris par Tokarev qui s’inscrit dans cette lignée de textes à base de vodka, de mafieux et de putes. D’amitié, aussi (et surtout). Je ne suis pas un critique littéraire (aucune compétence en la matière, j’ai même du mal à avoir un avis sur mes propres textes), et je me borne donc à aimer (ou pas) ce que je lis, souvent sans même pouvoir expliquer pourquoi. D’ailleurs, afin de trancher une bonne fois pour toute mes critères d’appréciation, voici ma grille d’évaluation :

  • Je ne finis jamais le livre : je n’aime vraiment pas
  • Je lis le livre par petits bouts et ça dure longtemps : je n’aime pas trop, mais il y a un petit quelque chose qui me titille
  • Je lis le livre dès que je suis au pieu et je le fini rapidement : j’aime
  • Je prétexte un besoin de sieste pour retrouver le livre, parce que la nuit est décidément trop lointaine : j’adore

Vous l’aurez compris, je lis essentiellement le soir (et au lit, ce qui reflète une certaine logique, vous ne trouvez pas ?). Pour Tokarev, j’ai bouclé l’affaire en trois soirées. Les histoires coulent toute seules (ce sont des nouvelles) et, parfois, vous mettent un petit uppercut dans la tripaille. Comme un verre de vodka bien glacée, en fait. Surtout, j’aime bien découvrir des univers culturels (ici, les balkans) qui me sont totalement étrangers : j’ai l’impression de voyager ce qui, en cette période de post confinement, est plutôt salutaire. J’ai vu ici ou là que certains se risquent à des comparaisons prestigieuses (Rabelais, Dard, Bukowski, Céline…). Personnellement, je n’irai pas jusque là d’autant que je me suis toujours méfié de ce genre de comparaisons (j’ai quand même fait une exception pour Marc Bruimaud mais là, c’était tellement flagrant…) : un auteur crée sa propre légende avec son style et ses mots. Ici, c’est du Palachak, il est unique et il n’y en aura pas d’autres. Point barre. Un Palachak qui a une production littéraire abondante (dort-il parfois ?) en comparaison de laquelle la mienne peut être qualifiée de prostatique… J’ai bien aimé ses « Fragments de nuit inutiles et mal écrits ». Le titre, déjà, est une putain de bonne devanture qui incite à rentrer dans la boutique… Si vous avez envie d’en savoir plus (et vous devriez), allez donc faire un tour sur le site de Black-out où figurent la plupart de ses livres qui, comme lui, ne trichent pas : c’est franco de port et d’emballage !

Dans la foulée, j’ai attaqué (hier soir) « Images de la fin du monde » de Christophe Siébert, et je vous dirai tout le bien que j’en pense dans le prochain post (le book fait quand même plus de 400 pages…).

Je ne parle pas beaucoup de zique ces temps-ci, l’actualité de Salut les Keupons et Lust 4 Dust étant réduite à sa plus simple expression (et c’est dommage car c’est la première fois que nous avions autant de concerts de planifiés sur le 1er semestre). Normalement, nous devrions faire une première répète’ post confinement (SLK) la semaine prochaine, et ça va probablement être marrant de se retrouver avec des masques : quelques bandelettes en plus, et on se croira chez The Mummies… En plus, pour le chant (Ju et Seb) ça va être quelque chose ! A moins bien sûr que l’épidémie ne flambe de nouveau…

Il fait vraiment un temps de chiotte. Seule bonne nouvelle, nous ne somme pas dimanche.

Pour oublier cette grisaille, lisez et écoutez de la zique !

Published inBooks

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